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Le cancer du sein est une pathologie fréquente surtout dans le monde occidental. En France, le réseau français des registres de cancer a dénombré 25 000 nouveaux cas en 1985 allant jusqu’à 42 000 en 2000. En 15 ans, le taux d’incidence a donc augmenté de plus de 40% selon M.NAMER, centre de médecine nucléaire, France.

Un constat a été effectué, la répartition de cette pathologie dans le monde est hétérogène : certains pays ont un taux annuel standardisé au-dessus de 120 tandis que pour d’autres pays, il est inférieur à 100.

La question est alors de savoir qu’est-il possible de faire pour enrayer cette augmentation continuelle du nombre de cancers du sein en France chaque année ? 

Il y aura qu’une seule réponse, celle de savoir comment agir sur la cause de cette pathologie ou sur une des étapes de son développement préclinique. 

Le numérique a ainsi une place importante au sein de cette problématique. En effet, l’intelligence artificielle (IA) pourrait être une solution dans la prévention du cancer du sein, voire pourrait peut-être même servir de traitement de cette maladie. 

 

Définition de l’intelligence artificielle 

 Les travaux de la Commission d’enrichissement de la langue française, publiés au Journal officiel français le 9 décembre 2018, définissent de manière très précise l’intelligence artificielle comme étant un « champ interdisciplinaire théorique et pratique qui a pour objet la compréhension de mécanismes de la cognition et de la réflexion, et leur imitation par un dispositif matériel et logiciel, à des fins d’assistance ou de substitution à des activités humaines. » 

 

L’intelligence artificielle au service de la détection du cancer du sein   

Une étude publiée dans la Revue Radiology montre que l’intelligence artificielle est un outil prometteur pour la détection du cancer du sein dans les programmes de mammographie de dépistage du cancer du sein. Les chercheurs espèrent approfondir ce travail et ces recherches en menant des essais prospectifs. 

Ainsi l’étude montre que des chercheurs norvégiens comparent les interprétations de l’IA avec celles des radiologues comme un deuxième lecteur automatisé et en arrivent à la conclusion suivante : sur 123 000 examens menés sur 47 000 femmes, le système d’IA prédit le risque de cancer sur une échelle de 1 à 10 (1 représentant le risque le plus faible et 10 le plus élevé). 

Au total, sur 205 cancers d’intervalle, 44,9% ce ces cancers ont un score d’IA très élevé qui est de 10. 

Même si les résultats montrent un meilleur pronostic pour les cancers détectés par un dépistage, bien que ce système d’IA semble prometteur et fonctionnel, les chercheurs affirment qu’il faut d’avantages de recherches. 

 

Manon PERBAL

M2 Cyberjustice – Promotion 2022/2023 

 

Sources :

sciencedirect.com

thema-radiologie.fr

 



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