Métiers d’avenir, entre juridique et numérique

À l’ère de la transformation numérique et des évolutions technologiques, le métier de juriste se trouve plus que jamais confronté aux innovations. Si le juriste est confronté aux changements du droit, mettant en œuvre sa capacité d’adaptation, il doit également prendre en compte les différentes innovations techniques et notamment numériques. Cela fait plusieurs années que l’on voit apparaître des nouveaux métiers du droit, alliant à la fois des compétences juridiques et numériques, on parle alors de juriste hybride, ou augmenté, et si ces nouveaux métiers étaient l’avenir ?

L’usage des nouvelles technologies a donné une nouvelle dimension aux professions juridiques notamment celle du juriste. Si le droit est en constante évolution à travers les lois et réglementation, il faut également prendre en compte l’usage quotidien des outils numériques. Il s’agit d’établir une véritable pratique créant ainsi des atouts pour le juriste qui peut se démarquer dans un avenir ou la demande ne cesse de croître. En effet, la digitalisation du secteur numérique est en plein essor, à travers l’utilisation des Open Data, Blockchains, automatisation de contrats ou encore dans le cadre de la protection des données personnelles en se rendant conforme aux dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD). 

L’incontournable délégué à la protection des données personnelles, Data Protection Officer (DPO), il est issu du RGPD en vigueur depuis le 25 mai 2018. Sa désignation est obligatoire dans certaines entreprises, à défaut il faut tout de même respecter les dispositions réglementaires en ayant recours à un tiers indépendant. Le DPO doit avoir une maîtrise juridique mais également maîtriser la cybersécurité pour protéger au mieux les données personnelles. « Selon les données révélées par LinkedIn dans son rapport « France 2020 », son recrutement explose encore. Les entreprises n’ont d’autres choix que de recruter des personnes qualifiées en la matière, notamment au vu de l’importance des risques pour les données, mais aussi des contrôles de plus en plus fréquents opérés par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). »

Le juriste (NTIC) nouvelles technologies de l’information et de la communication traite des questions de droit liées à Internet, à l’informatique, aux logiciels ou encore aux jeux vidéo. Il se doit d’acquérir des compétences juridiques notamment pour la rédaction des contrats, mais aussi des nouveautés technologiques et les bases du développement informatique.

Concernant, le juriste développeur, on le retrouve le plus souvent au sein des legal tech ces entreprises innovantes dans le secteur juridique. Sa compétence est à la fois juridique et informatique pour « concevoir des outils numériques capables de générer des documents juridiques ». Alors même que la justice quantitative est en plein essor, le juriste développeur conçoit des algorithmes capables d’établir une solution en fonctions d’informations et de données renseignées.

Mais aussi l’avocat spécialisé en droit des nouvelles technologies, il a pour mission de défendre les intérêts de l’entreprise et de veiller à la bonne application des lois et réglementations dans le domaine des nouvelles technologies, de l’Internet et de la propriété intellectuelle. Il intervient en amont pour anticiper les conséquences des nouvelles réglementations et en aval en cas de contentieux.

Du fait de l’émergence des nouvelles technologies, est apparue une nouvelle demande, ainsi les métiers évoluent, le juriste se doit d’être polyvalent. Les nouveaux métiers nécessitent une solide formation en droit, qui pour l’ensemble sont complétés par des formations, ou encore par un apprentissage autodidacte. De plus, de nouvelles formations universitaires font leurs apparitions, c’est notamment le cas du Master 2 Cyberjustice à l’Université de Strasbourg. Unique en France, il allie à la fois un apprentissage juridique et numérique qui connaît actuellement sa troisième promotion. Rien ne laisse présager un ralentissement de la demande de ce secteur qui semble être un secteur d’avenir.

Emilie PEREZ 

M2 Cyberjustice – Promotion 2020/2021

Sources: 

https://www.letudiant.fr/metiers/les-metiers-qui-recrutent/orientez-vous-aujourd-hui-vers-les-metiers-de-demain/juriste-ntic.html

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