BOXY, le magasin 100% connecté : l’avenir du commerce français ?

Le magasin 2.0 est né dans l’hexagone ! La France confirme sa place dans la course au numérique, et cette fois, dans le domaine du commerce. A l’instar d’Amazon Go aux États-Unis, deux magasins de proximité entièrement autonomes se sont implantés pour la première fois en France, dans la banlieue parisienne. 

Boxy Gennevilliers - Supérette (adresse)

  • Le concept : Boxy, c’est quoi ?

Un conteneur d’environ 15m2, basé sur des algorithmes, de l’intelligence artificielle, et qui s’appuie sur une application mobile : tel est le nouveau concept de cette boutique totalement numérisée, qui entend révolutionner le commerce de proximité. Ces spécificités permettent une ouverture non-stop, c’est-à-dire 7j/7 et 24h/24. Si son but principal est de dépanner sa clientèle, Boxy dispose tout de même de plus de 300 produits utiles à la vie quotidienne, au prix supermarché. 

  • Le fonctionnement : Boxy, comment ça marche ?

Une unique prise de courant permet à cette supérette ultra technologique de fonctionner. Mais en réalité, de nombreuses et diverses caméras y sont installées (une par m2). Ces dernières, qui reposent sur deux nouvelles technologies que sont le Deep learning et la Computer vision, permettent un tracking intelligent. Elles détectent les silhouettes des clients et leurs mouvements. A cela s’ajoutent également des capteurs de poids qui permettent le bon déroulement du processus car ils sont installés sur les étagères pour capter la mise en panier des produits par les consommateurs. 

La « clé » d’entrée n’est autre qu’un QR code unique généré par l’application mobile de Boxy. Une fois scanné, l’ouverture du magasin se déclenche et le tracking commence. La gestion des paniers virtuels se fait donc grâce à la combinaison entre algorithmes visuels et détecteurs de poids qui monitorent l’activité des produits. A sa sortie, le client est facturé et reçoit son ticket virtuel, sans qu’il n’ait besoin de passer par une quelconque caisse. 

  • L’origine : Boxy, ça vient d’où ?

Tom Hayat et David Gabai sont les cofondateurs de la start-up Storelift, basée à Ivry-Sur-Seine, qui a fait émerger Boxy. Néanmoins, Boxy n’était pas l’idée première des deux français. Initialement, ces derniers voulaient simplement ajouter une brique technique à des enseignes déjà établies. Cet apport visait à apporter une connaissance plus fine de leurs clients et de leurs comportements dans les rayons. 

Mais leurs idées et leur ambition les ont toutefois conduits à viser plus large en devenant autonomes. Selon leurs mots, leur aspiration est à présent double : « s’implanter sur un marché mal adressé par la grande distribution mais aussi inscrire ce commerce d’un genre nouveau dans les habitudes de consommation des Français ».

  • Boxy et le respect des données personnelles ?

Contrairement à ce que le fonctionnement de ce magasin 2.0 pourrait laisser croire, Boxy est en accord avec le RGPD. En effet, l’utilisateur accepte pour sa sécurité d’être filmé par des caméras qui ne détectent que les mouvements, silhouettes et gabarits des consommateurs. De plus, il n’y a aucun système de reconnaissance faciale qui émane de cette technologie.

En revanche, le fonctionnement même du magasin repose sur la récolte et le traitement de données personnelles. En effet, la carte de crédit du consommateur, son adresse mail, ses informations personnelles telles que son nom, prénom, lieu de naissance sont requises. Mais toutes les données analysées sont gérées en local et sont récoltées avec le consentement de l’utilisateur.

  • La réponse de Boxy face aux délinquants

La technologie consacrée par Storelift permet de lutter contre les éventuelles incivilités. D’abord, le vol n’est que peu probable car dès l’instant où le consommateur passe les portes du magasin, une autorisation sur sa carte bancaire est demandée. Cette dernière autorise et permet le prélèvement d’une amende, notamment en cas de vol. Enfin, les cofondateurs ont même mis leur technologie au secours des éventuelles détériorations de la boutique, avec le même système d’autorisation de prélèvement d’une amende directe grâce à l’accès à la carte bancaire en cas de vandalisme.

Est-ce le début d’une solide installation de l’enseigne rouge et blanche dans le paysage des commerces de proximité ? Affaire à suivre…

Marie HOLDER

M2 Cyberjustice – Promotion 2020/2021

Sources :

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