Shadow : l’acteur français du Cloud Gaming

Shadow est un service de l’entreprise Blade créé en octobre 2015, une entreprise française classée parmi les next 40, les 40 start-up les plus prometteuses de la french tech au plan international en 2019. 

Avec son service Shadow, lancé en novembre 2017, Blade est un acteur important du Cloud gaming au même titre que Google Stadia ou Playstation Now mais ce avec une prestation différente. 

Le cloud gaming consiste en la distanciation entre les commandes et le calcul. Un joueur joue sur une manette ou un clavier, les informations émises sont envoyées dans un data-center où elles sont traitées avant d’être renvoyées sur l’écran du joueur via une connexion internet. Le concept reste donc le même que pour une console de jeu ou un ordinateur à domicile à la différence près que ce dernier peut se trouver à l’autre bout du monde. 

Mais qu’apporte Shadow au marché ? 

Contrairement à d’autres acteurs fondant leur offre sur des jeux accessibles avec un abonnement, Shadow se focalise sur la machine. L’entreprise ne propose aucun catalogue de jeu, simplement un ordinateur à distance basé dans un data center et accessible depuis de nombreux supports, qu’il s’agisse d’un autre ordinateur, d’un téléphone, d’une tablette, en se téléchargeant comme une application, ou même depuis un simple écran. Il permet donc l’utilisation à distance de la machine. Il ne s’agit donc pas uniquement de cloud gaming mais plutôt de cloud computing. La puissance de calcul et le stockage ne sont pas uniquement dédiés aux jeux-vidéo et l’utilisateur a accès à un système d’exploitation, dans ce cas, windows 10.  

Dans ses formules, Shadow propose donc une offre à la carte avec des performances ainsi qu’un prix variant selon les besoins de l’utilisateur. Son activation requiert une précommande logistique mais garantit en retour le renouvellement des pièces endommagées ainsi qu’une adaptation de ses formules et de ses offres en remplaçant systématiquement les pièces défectueuses ou moins performantes mais aussi en renouvelant l’offre en fonction des disponibilités du marché. 

Question sécurité : 

En plus du traitement des données personnelles, Shadow met à disposition un espace de stockage dans chacune de ses offres. Les données sont stockées dans un de ses data center. 

Du côté français de la plateforme, les data center sont situés en Île de France, ce qui. Les données doivent donc être traitées dans le respect du RGPD et de la loi informatique et liberté sans réelles contre indications sans grande ambiguïté. 

Ces mêmes data center sont classés tiers 3+, soit une disponibilité de plus de 99,982% par an équivalant à une indisponibilité de moins de 1,6 heures sur la même période. Shadow met en avant ses garanties de sécurité, employant notamment un filtrage des adresses Ip, un protocole propriétaire de Blade, un flux des données sécurisées. L’entreprise affirme par ailleurs qu’un hébergement des données dans leur data center serait plus sécurisé qu’un hébergement sur un « ordinateur domestique moyen ». 

S’agissant de sa politique de confidentialité des données, Blade se défend de procéder à la collecte des données personnelles qui ne sont pas nécessaires au fonctionnement de Shadow ou n’ayant pas fait l’objet d’un consentement. L’entreprise dresse d’ailleurs une liste non limitative des données pouvant faire l’objet d’une collecte comme les données d’état-civil, de facturation ou de connexion. 

Ces données servent directement au fonctionnement du service mais aussi à son optimisation. Un bémol pouvant tout de même être soulevé, réside dans leur utilisation à des fins marketing et commercial qui peut s’étendre au-delà de Blade dans le cas de partenariats avec des tiers. Ces données personnelles sont conservées pour une durée allant jusqu’à 10 ans après la fin de la période contractuelle si elles avaient été collectées dans le cadre de l’exécution du contrat. 

Il est à relever que Blade permet des transferts de ces données en dehors de l’Union Européenne sans donner de réelles garanties. Sa politique mentionne un cadre légal « satisfaisant » ou encore une certification dans la « mesure du possible ». Un langage souvent commercial ne l’empêchent aucunement de s’écarter de ces recommandations. 

Madison Keener
M2 Cyberjustice – Promotion 2019-2020

Laisser un commentaire