La lutte du coronavirus par les applications mobiles

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Le coronavirus a pris une ampleur mondiale, il affecte l’économie, entraine des conflits, bouleverse les modes de vie par la distanciation sociale et fait beaucoup de victimes. C’est un véritable fléau qu’il faut combattre, et pour cela il y a plusieurs stratégies : le confinement, les tests en masse ou encore l’utilisation de la technologie.

Les problèmes de cette maladie résident dans sa facilité de transmission, le manque d’information la concernant et sa gravité entrainant l’encombrement des hôpitaux à grande échelle. Ainsi, la seule façon d’empêcher ce débordement sanitaire, c’est de pouvoir détecter les personnes infectées afin d’éviter toute mise en contact avec d’autres personnes pour permettre de limiter la propagation de la maladie. Certains pays ont donc opté pour l’utilisation des nouvelles technologies dans le but d’endiguer la propagation de la maladie, et ça fonctionne ! 

La Corée du Sud, la Chine, Singapour et d’autres Etats ont lancé des applications visant à déclarer et tracer les malades, ainsi que de connaitre les cas suspects qui auraient été en contact avec celles-ci. La France et d’autres Etats auraient l’idée de suivre ces pays dans la lutte contre le coronavirus, cependant c’est l’enjeu du respect de la vie privée qui est prédominante. 

Contact tracing en Corée du Sud 

La Corée du Sud a été le premier pays à avoir été touché par le Coronavirus après la Chine. Cependant, le 13 mars, il a été observé une nette amélioration car le nombre de nouveaux malades est devenu bien inférieur au nombre de guéris. Le Monde a expliqué ce phénomène par la mise en place de dépistage massif dans tout le pays, ainsi que par l’utilisation d’une application « Le Contact Tracing », ces moyens ont été déterminant dans la lutte contre le virus.

Quotidien, émission de télévision française d’infodivertissement, a expliqué dans une rubrique que dans tout le pays des caméras thermiques ont été installées à l’entrée des lieux publics, qu’ainsi, dès qu’une personne est testée positive, le gouvernement utilise les données de sa carte bancaire, de son téléphone ou des caméras de surveillance pour retracer ses derniers déplacements. Toutes les informations récoltées sont publiques, ce qui permet de suivre en temps réel les trajets et déplacement des personnes contaminées. Les personnes peuvent donc savoir où il ne faut pas aller. Le gouvernement suit chaque personne tous les jours et les prévient si elles passent dans un endroit susceptible d’être à risque.

Ces agissements sont effectués à l’encontre du respect du droit de la vie privée, certains coréens pensent que c’est le prix à payer pour lutter contre le virus et survivre. 

Ce système a été reproduit dans plusieurs autres Etats, notamment en Chine. 

Chine : Le QR Health Code 

La Chine demande à ses habitants de communiquer les informations sur leur état de santé quotidiennement. Cela se fait par le biais du Alipay Health code, c’est un questionnaire de santé qui permet d’avoir un QR-Code vert, orange ou rouge en fonction du risque face au coronavirus. Cela permet de catégoriser la population et d’empêcher les personnes présentant un QR-Code rouge ou orange de circuler dans des lieux publics. Selon le New York Times l’application sert aussi à transmettre la localisation de la personne et le code d’identification à la police. Les QR code sont actualisés en temps réel, car si une personne contaminée est entrée en contact avec d’autres personnes, ceux-ci voient leur QR Code changer automatiquement en orange ou rouge. 

Ainsi ces applications peuvent avoir une double attribution, c’est notamment le cas à Singapour. 

Trace Together à Singapour : une double attribution 

Trace together, comme l’explique france inter, est une application utilisant le bluetooth, elle permet de voir les autres téléphones ou tout appareil connecté autour de soi, l’application se sert de ce système pour identifier les malades, elle permet à un individu de savoir si elle a croisé une personne contaminée de manière anonyme. Cette application est même rétroactive, c’est à dire que si une personne est testée positive après être passée à un endroit, les individus qui étaient entrés en contact avec celle-ci sont prévenus et invités à rester à leur domicile ou à effectuer un test.

Cette application est utilisée dans le respect de la vie privée car les données sont anonymisées et sécurisées sur chaque appareil, elles sont effacées au bout de 21 jours. 

Le but de cette application est d’identifier les foyers de contagion et de les circonscrire rapidement. Cependant, futura tech explique que cette géolocalisation permet aussi de déterminer si la personne est en infraction avec la loi sur le confinement. Si la personne est géolocalisée hors de sa demeure, celle-ci se verra recevoir une amende et l’exposition de son nom au grand public. Trace together est donc une application respectueuse de la vie privée dans une certaine limite, c’est pourquoi elle est prise régulièrement en exemple pour une éventuelle nouvelle application européenne ou étatique. 

La France : une application à venir

La France souhaiterait également mettre en place une application de traçage, appelée StopCovid, afin de suivre les déplacements des personnes testées positives pour anticiper les contaminations. L’Etat a mis en place Care, une commission composée de chercheurs et médecins dont l’une des missions concerne l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact des personnes infectées. Care travaille sur l’application mobile qui avertirait les personnes d’un risque individuel de contagion. Elle s’inspire de l’application de Singapour pour le suivi des contacts par bluetooth. Selon Les Echos, StopCovid est donc en cours d’élaboration et sera bientôt lancé dans le respect du RGPD, du droit de la vie privée et des recommandations de la CNIL sur ce sujet. 

PIEPLU Cécile 
M2 Cyberjustice – Promotion 2019-2020

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