Addiction aux réseaux sociaux, phénomène du siècle et danger pour la santé. Comment faire face à l’hyper connectivité ? (2/2)

Nous vivons aujourd’hui dans une société où l’individualisme exacerbé bouleverse le moindre effort collectif. Cette société a troqué les relations humaines au profit des choses virtuelles. Le constat amer est que l’on devient de plus en plus proche des gens qui sont éloignés, et loin de ceux qui sont proches de nous. Aujourd’hui entre les jeunes 15 à 30 ans, l’hyper connectivité est devenu le principe et la déconnexion l’exception. En l’espace de deux décennies, le numérique a littéralement changé notre mode de vie, au point d’en détraquer irréversiblement nos relations, notamment chez les jeunes adultes. 

Les Problèmes générés par l’hyper-connectivité sur les réseaux sociaux

Les jeunes d’aujourd’hui accordent plus de crédit à ce qui est véhiculé sur les réseaux sociaux. Ils sont facilement influencés par certaines stars, influenceurs, bref par des personnes célèbres sur les réseaux sociaux. Ce qui amène les plus dociles à croire, et à tout faire pour ressembler ou faire ressembler leurs vies à ce qu’ils regardent sur les réseaux sociaux comme par exemple :   

La lutte effrénée pour soigner son image

Les tendances à la mode c’est d’avoir plus de « like » sur les publications ou avoir plus de vues sur les vidéos et statuts est synonyme d’être cool et accepté par les autres. Les plus accros n’hésitent pas à s’offrir les dernières nouveautés à la mode (même si cela coûte cher), juste pour  le publier sur les réseaux, ou tout simplement pour « en mettre plein les yeux aux amis ». Cela se traduit par le soin dans le choix des photos à poster, publications des meilleurs moments (anniversaires, vacances, challenges), et, tout ceci auréolé, parfois par de l’artifice et animé par une quête démesurée de reconnaissance, d’attention, de notoriété et de réciprocité sociale.

La mort de la conversation 

Les jeunes de la génération 2.0 ou 3.0 s’appellent vulgairement parfois « la génération tête baissée » (les yeux rivés sur son téléphone faisant référence à la mort de la conversation directe) ou dans certains milieux, « la génération qui a dit quoi » (faisant référence à aller sur les réseaux dès le réveil pour squatter les dernières nouvelles, about last night, les coups de cœur sur les statuts.)… Désormais, ils cherchent à ne rien rater sur les réseaux au lieu d’avoir une vraie conversation.  

Un danger réel pour la santé

Pour que les smartphones et laptops fonctionnent, il faut plusieurs éléments dont le moteur et l’écran. Les écrans des smartphones sont équipés des leds qu’on appelle Led blue et qui sont très dangereux pour les yeux et le cerveau. 

Par ailleurs, il faut aussi savoir qu’avant de dormir, le corps humain doit sécréter la mélatonine, une hormone produite naturellement par l’épiphyse ou glande pinéale, au centre du cerveau qui joue un rôle important dans le cycle veille-sommeil. Ainsi, celle-ci s’active automatiquement lorsque le corps est exposé à une faible lumière, une manière d’annoncer au corps qu’il est temps de dormir. Or, si avant le couché, les yeux sont scotchés devant le téléphone ou l’écran, l’effet de la lumière décommande la mélatonine au cerveau, ce qui amène le corps à rester en veille très tard la nuit.

Comme nous le savons, le manque de sommeil peut avoir de conséquences déplaisantes sur la santé et notamment les yeux à long termes. 

Quelles solutions ? Adoptons des comportements responsables

Il faut garder à l’esprit pourquoi nous allons sur les réseaux sociaux ou nous connectons. Les réseaux sont des excellents moyens de rester en contact avec la famille, amis éloigner, de retrouver des anciens potes ou de s’informer. Mais il faut faire attention, puisque la ligne entre
le nécessaire et l’addiction est très fine. Même si ces réseaux ont été créés au départ pour échanger, mais aujourd’hui ces réseaux sont devenus de grandes plateformes publicitaires. D’ailleurs ce sont les revenus publicitaires qui font fonctionner les grands réseaux comme Facebook et YouTube qui sont gratuits. Il serait important aussi de préconiser, si possible de vrais échanges avec ses amis si on veut garder avec le contact au lieu d’opter pour des communications virtuelles.  

Par respect pour les autres, il serait mieux de s’abstenir de son téléphone lorsqu’on parle avec les autres. C’est parfois affligeant ou négligeant de parler à quelqu’un qui a les yeux rivés sur son smartphone surtout lorsqu’il s’agit d’une personne adulte.   

Enfin, la clé d’une réussite (scolaire ou professionnelle) commence certainement par la détermination des objectifs en essayant de limiter au maximum ce qui pourrait nous distraire (comme les réseaux) à atteindre les résultats escomptés. Il serait peut-être louable pour les jeunes élèves ou étudiants, de se donner la peine ou s’efforcer à déterminer le temps à mettre sur les réseaux, en suivant des pages instructives. Ce qui pourrait être enrichissant pour le développement cérébral. Surtout à ne pas hésiter à sign out ( se déconnecter) quand il le faut et en promouvant les activités plus instructives qui favorisent le contact et contribuent à l’épanouissement.

Bienvenu NGBASSINGA
M2 Cyberjustice promotion 2018-2019

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